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Sites par métier · 23 min de lecture

Site internet pour gîte : plus de réservations directes, moins de commissions

Créer un site internet pour son gîte : les pages qui font réserver en direct, le budget face aux 15,5 % d'Airbnb et le numéro d'enregistrement à afficher.

Par L'équipe ConsilioWEB
Site internet pour gîte : plus de réservations directes, moins de commissions
Sommaire

Un site internet pour gîte ne remplace pas Airbnb, Booking ou Gîtes de France : il permet aux voyageurs qui vous connaissent déjà de réserver chez vous, sans repasser par une plateforme payante. Sur Airbnb, les frais de service retenus sur le versement de l'hôte atteignent 15,5 % pour la plupart des hôtes, soit 135,63 € sur une semaine facturée 875 €. Dans la simulation détaillée plus bas, sept semaines réservées en direct couvriraient la première année d'un site vitrine à 700 € HT (840 € TTC), puis une seule semaine chaque année suivante.

S'y ajoute une obligation qui arrive : le numéro de déclaration du meublé de tourisme doit figurer dans toute offre de location, votre propre site compris, et le téléservice national qui le délivrera dans toutes les communes est annoncé pour le quatrième trimestre 2026. Voici les pages qui font réserver, la façon d'éviter les doubles réservations, les mentions à afficher et le calcul de rentabilité.

Informations réglementaires et tarifs vérifiés le 29 septembre 2026. Les calculs sont des simulations sur un gîte fictif, pas des résultats clients.

Pourquoi un gîte a besoin d'un site même avec Airbnb et Booking

Les plateformes font connaître votre gîte à des vacanciers qui ne l'ont jamais vu, et elles pèsent lourd. En Corrèze, les locations meublées représentent 51 % des nuitées marchandes en 2025, et Corrèze Tourisme estime à 1,8 million les nuitées passées par des plateformes numériques comme Airbnb ou Abritel (compte-rendu d'activité 2025 de Corrèze Tourisme). Le sujet n'est donc pas de les quitter. C'est d'éviter de leur verser une commission sur les séjours que vous pouvez obtenir sans elles.

Un site peut faire réserver en direct trois publics :

  • Les voyageurs qui reviennent. Ils ont aimé leur séjour et tapent le nom du gîte dans Google l'année suivante. Sans site, ils risquent de tomber sur votre annonce Airbnb, et la réservation repasse par la plateforme.
  • Les visiteurs envoyés par d'autres. La brochure de l'office de tourisme, un guide de randonnée, un mariage dans le village, le bouche-à-oreille : ces personnes cherchent votre nom, pas « gîte 6 personnes ».
  • Les prudents. Airbnb avertit lui-même ses voyageurs qu'un paiement hors plateforme leur fait perdre sa protection AirCover et qu'un virement peut cacher une fraude (aide Airbnb). Pour rassurer ceux qui réservent en direct, présentez des photos fidèles, vos coordonnées, votre numéro de déclaration et des conditions de location claires.

Une précision évite de mauvaises surprises : Airbnb interdit de détourner ses voyageurs. Sa politique relative aux interactions hors plateforme proscrit les liens vers l'extérieur dans l'annonce ou la messagerie, les réductions proposées pour réserver ailleurs et l'usage des coordonnées des voyageurs pour une liste de diffusion, avec une suspension possible en cas d'infractions répétées ou graves. Le site ne se promeut donc pas sur Airbnb : il doit être trouvé par le nom du gîte. Choisissez une adresse web facile à retenir, idéalement celle du nom du gîte.

Ce que coûtent vraiment les plateformes

Avant de chiffrer un site, il faut savoir ce qu'il remplace. Les deux grandes plateformes ne facturent ni de la même façon ni avec la même transparence.

Commission côté propriétaire

Airbnb fait passer tous les hôtes de logements aux « frais de service uniques » : la totalité des frais est déduite de votre versement et s'élève à 15,5 % pour la plupart des hôtes, de 14 à 16 % pour les autres, TVA comprise lorsqu'elle s'applique (Centre d'aide Airbnb, frais de service). L'ancien partage des frais, avec 3 % à la charge de l'hôte, est « progressivement supprimé ». Ce modèle unique est déjà obligatoire pour les hôtes qui utilisent un logiciel de gestion locative.

Booking.com ne publie pas de taux unique. Sa page d'aide aux partenaires sur la commission renvoie à un pourcentage fixé dans votre contrat, qui dépend du pays et du type d'établissement et qui augmente si vous participez à des programmes comme Partenaire Préféré. La commission s'applique aussi aux réservations non remboursables, que le client vienne ou non, sauf si vous renoncez aux frais d'annulation ; elle ne porte pas sur la taxe de séjour. Abritel et les centrales des labels ont leurs propres conditions : votre contrat reste le seul document qui fait foi.

Frais côté voyageur

Dans l'ancien modèle partagé, le voyageur payait en plus des frais de service de 14,1 à 16,5 % du sous-total. Avec les frais uniques, Airbnb ne facture plus de frais de service distincts au voyageur : c'est à vous d'intégrer la commission dans votre prix par nuit. Le même séjour vendu sur votre site peut donc coûter moins cher au voyageur tout en vous rapportant davantage ; comparez toujours le total, ménage et taxes compris.

Cette différence de prix est permise. Depuis le 14 novembre 2024, Booking, désigné « contrôleur d'accès » par la Commission européenne (le statut des très grandes plateformes soumises à des règles renforcées), ne peut plus empêcher un hébergeur de proposer des prix ou des conditions différents sur son propre site. Une fiche de la Commission publiée le 28 septembre 2026 précise que Booking ne tient plus compte des prix pratiqués ailleurs pour classer les annonces ni pour admettre un établissement dans ses programmes. La politique d'Airbnb, elle, vise la sollicitation de ses voyageurs, pas les tarifs que vous affichez sur votre propre site.

Canal

Ce que vous payez

Ce que voit le voyageur

Airbnb, frais uniques

15,5 % pour la plupart des hôtes, retenus sur le versement

Pas de frais de service voyageur distincts : la commission est dans votre prix

Airbnb, frais partagés (en voie de suppression)

3 % pour la plupart des hôtes

14,1 à 16,5 % de frais de service en plus

Booking.com

Un pourcentage fixé par contrat, plus élevé avec certains programmes

Le prix affiché

Votre site

Les frais de paiement, l'éventuel logiciel de réservation et le coût du site

Le prix affiché, sans frais de service

Scénario chiffré sur une saison

Prenons un gîte fictif de 6 personnes en Haute-Corrèze, loué 110 nuits par an à 125 € la nuit, ménage compris, soit 13 750 € de réservations. Cela représente un taux d'occupation d'environ 30 %, proche des 32 % que Corrèze Tourisme mesure en 2025 pour les locations passées par les plateformes. S'il passe tout par Airbnb aux frais uniques de 15,5 %, il laisse 2 131,25 € par an à la plateforme, dont 135,63 € sur chaque semaine de 7 nuits.

Si cette même semaine est réservée sur son site, au même prix, et réglée en une fois par un lien de paiement par carte, les frais tournent autour de 13,38 €, sur la base du tarif de Stripe pour une carte standard de l'Espace économique européen (1,5 % plus 25 centimes par paiement). La semaine réservée en direct évite donc 122,25 € de frais liés à la réservation ; un règlement en deux fois ajoute 25 centimes.

La simulation suppose un propriétaire qui ne récupère pas la TVA, d'où un coût du site exprimé TTC, un compte Airbnb facturé à 15,5 % et un même prix sur les deux canaux. Elle laisse de côté votre temps de gestion, une éventuelle remise accordée en direct et l'abonnement d'un logiciel de réservation.

Poste

Montant

Semaine de 7 nuits à 125 €

875 €

Frais Airbnb, 15,5 %

135,63 €

Frais de carte en direct

13,38 €

Frais évités par semaine réservée en direct

122,25 €

Site vitrine de 5 pages, première année : 700 € HT, soit 840 € TTC

7 semaines en direct pour le couvrir

Site de 5 à 10 pages : 910 € HT, soit 1 092 € TTC

9 semaines en direct

Renouvellement annuel : 99 € HT, soit 118,80 € TTC

1 semaine en direct

La première année, le seuil est exigeant : 7 semaines sur les quelque 16 semaines de location que représentent ses 110 nuits. Sur trois ans, 9 semaines réservées en direct couvriraient le site à 700 € HT et ses deux renouvellements, soit 3 par an, à condition que ces séjours aient sinon supporté 15,5 % de frais.

Si votre compte Airbnb est encore aux frais partagés, les frais évités tombent à 12,87 € par semaine : l'intérêt du site passe alors du côté du voyageur, qui évite 123 à 144 € de frais de service sur la même semaine, et ce modèle est de toute façon en cours de suppression.

Balance entre un gîte et une pile de pièces : les commissions des plateformes face au coût d'un site internet de gîte

Les 7 pages d'un site internet de gîte qui transforment une visite en réservation

Un voyageur qui cherche le nom de votre gîte veut surtout vérifier trois choses : que le logement ressemble aux photos, que ses dates sont libres et que le prix est clair. Sept pages suffisent à y répondre.

  1. L'accueil. Une grande photo, la capacité (6 personnes, 3 chambres), la commune, un prix « à partir de » et un bouton « Vérifier les disponibilités » visible sans faire défiler. Le numéro de déclaration trouve sa place en pied de page, sur toutes les pages.
  1. Le gîte, pièce par pièce. Une photo par chambre avec le type de lit, puis la salle d'eau, la cuisine, les équipements, l'extérieur, l'accessibilité, les animaux acceptés ou non. C'est l'état descriptif que la loi exige de toute offre de location saisonnière : autant qu'il serve aussi à vendre.
  1. Tarifs et disponibilités. Les prix par saison et par semaine, les jours d'arrivée, la durée minimale, ce qui est compris (linge, ménage, chauffage, bois) et ce qui ne l'est pas, la taxe de séjour. Le calendrier se place ici.
  1. Réserver. Un formulaire de demande ou un module de réservation, les conditions d'annulation, la somme versée à la réservation et le moyen de paiement.
  1. Autour du gîte. Lacs, sentiers, marchés, restaurants, distances en voiture, activités selon la saison. Sur votre site, ces conseils peuvent former une vraie page, organisée à votre façon : un week-end de randonnée en automne, un séjour au coin du feu en hiver. Si elle répond à des questions précises, elle peut aussi soutenir votre visibilité sur des recherches du type « gîte plateau de Millevaches avec cheminée », sans garantie de classement.
  1. Venir et infos pratiques. L'itinéraire, l'heure d'arrivée, la remise des clés, le stationnement, la couverture réseau et le wifi, ce qu'il faut apporter.
  1. Qui vous accueille, et le contact. Deux ou trois phrases et une photo des propriétaires, un téléphone, une adresse e-mail. Une réservation directe se fait avec quelqu'un, pas avec « un logement ».

Ces sept pages relèvent de la formule à 910 € HT pour un site de 5 à 10 pages. Un gîte qui démarre peut tenir dans les cinq pages de l'offre de site vitrine à 700 € HT en regroupant les contenus :

  • l'accueil et la présentation des propriétaires ;
  • le gîte ;
  • les tarifs et disponibilités ;
  • la réservation et le contact ;
  • l'accès, la région et les informations pratiques.

Faites préciser au devis le traitement des pages légales. Et pour toutes les pages, présentez des photos fidèles, prises en plein jour et pièce par pièce, complétées par les informations utiles à la réservation.

Calendrier et réservation en ligne : éviter la double réservation

La crainte de tout propriétaire qui ouvre un canal de plus, c'est la double réservation : deux familles devant la même porte le samedi. Elle se prévient avec une méthode simple et quelques règles écrites.

Synchronisation des calendriers

Airbnb, Booking.com et Abritel savent échanger leurs calendriers par un lien au format iCal, qui se termine par .ics : chaque plateforme exporte ses nuits réservées et importe celles des autres (aide Airbnb sur la synchronisation). Si l'outil de réservation de votre site gère ce format, il entre dans la même boucle. Cette synchronisation aide, mais elle n'est pas instantanée : Airbnb actualise les calendriers importés toutes les 3 heures, avec un nombre limité d'actualisations manuelles, et une nuit bloquée à la main sur un autre site n'est pas toujours reprise.

Pour démarrer, le plus sûr est la demande de réservation plutôt que la réservation instantanée. Le parcours tient en six étapes :

  1. Le voyageur choisit ses dates sur la page Tarifs et voit le prix total.
  1. Il envoie sa demande : dates, nombre de personnes, animaux éventuels.
  1. Vous vérifiez votre calendrier de référence et bloquez les dates sur chaque plateforme avant de confirmer.
  1. Vous envoyez le contrat, avec le prix, l'état descriptif, les conditions d'annulation et le numéro de déclaration.
  1. Le voyageur verse la somme prévue, par virement ou par carte.
  1. Vous encaissez le solde avant l'arrivée, puis reversez la taxe de séjour collectée.

Si vous acceptez des réservations automatiques sur plusieurs canaux, un logiciel de gestion locative, aussi appelé channel manager, centralise calendriers et tarifs. Il est généralement facturé par abonnement, et certaines formules ajoutent une commission : Smoobu affiche par exemple 0,9 % sur son offre Professionnel Flex. Vérifiez aussi ses délais de mise à jour des calendriers, et sachez que, sur Airbnb, il vous place d'office aux frais uniques.

Acompte et paiement en ligne

Une réservation directe est un contrat. L'écrit vaut pour toute location saisonnière : l'offre ou le contrat doit indiquer le prix demandé et un état descriptif des lieux (Code du tourisme, article L324-2). Deux autres règles viennent du Code de la consommation et concernent les relations entre un professionnel et un consommateur :

  • Arrhes ou acompte : écrivez-le. Sauf mention contraire, les sommes versées d'avance sont des arrhes : le client peut annuler en les perdant, le professionnel en les rendant au double (article L214-1). Un acompte engage au contraire les deux parties, et le mot doit figurer dans vos conditions.
  • Pas de rétractation, mais il faut le dire. Une prestation d'hébergement à dates fixes échappe au délai de rétractation de 14 jours (article L221-28), et le client doit en être informé avant de s'engager (article L221-5).

Déterminez les règles applicables à votre activité avant de rédiger vos conditions de location, avec votre label ou votre conseil si besoin. Pour l'encaissement, le virement reste le plus simple, et la carte passe par un prestataire de paiement, avec des frais plus élevés sur les cartes haut de gamme. Précisez enfin le montant du dépôt de garantie et ses conditions de restitution, et vérifiez que votre assurance couvre les séjours réservés en direct.

Numéro d'enregistrement, taxe de séjour, annulation : ce que le site doit afficher en 2026

C'est l'obligation la plus récente, et la moins expliquée. La loi Le Meur du 19 novembre 2024 a réécrit l'article L324-1-1 du Code du tourisme : toute personne qui loue un meublé de tourisme procède à une déclaration auprès d'un téléservice national, qui délivre un numéro de déclaration (texte en vigueur sur Légifrance). L'article L324-2, dans sa version en vigueur depuis le 20 mai 2026, ajoute que toute offre de location d'un meublé de tourisme contient ce numéro et indique si elle émane d'un particulier ou d'un professionnel. « Toute offre » : votre site est concerné au même titre qu'une annonce Airbnb.

Que faire maintenant pour le numéro de déclaration ?

Le téléservice n'est pas encore ouvert. Selon la page de la Direction générale des Entreprises consacrée à l'API meublés, mise à jour le 23 juillet 2026 et consultée le 29 septembre 2026, trois situations se présentent :

  • Votre commune vous a déjà délivré un numéro. Affichez-le sur votre site : un numéro communal compte 13 caractères. À l'ouverture du téléservice, vous aurez plusieurs mois pour le renouveler ; passé cette période transitoire, les anciens numéros deviendront invalides.
  • Votre commune n'a pas instauré l'enregistrement. Vous n'avez pas de numéro à afficher pour l'instant, et aucune plateforme ne peut vous en exiger un d'ici là. La déclaration en mairie reste due : pour une résidence secondaire, c'est le plus souvent le formulaire cerfa n° 14004 (Service-Public, meublé de tourisme en résidence secondaire).
  • À l'ouverture du téléservice national, annoncée pour le quatrième trimestre 2026. Tous les loueurs de meublés de tourisme devront faire la démarche, dans les délais transitoires annoncés, par un formulaire Démarche Numérique publié sur le site de la DGE. Le numéro sera délivré automatiquement ; vous fournirez des justificatifs dont la liste reste à confirmer, la DGE citant notamment une pièce d'identité. Ajoutez ensuite ce numéro à votre site.

Le Code du tourisme prévoit une amende administrative, prononcée par la commune, pouvant atteindre 10 000 € pour qui ne respecte pas l'obligation de déclaration, et 20 000 € en cas de fausse déclaration ou de faux numéro. Les numéros délivrés par le téléservice seront consultables par le grand public : un voyageur pourra vérifier le vôtre. Si la démarche en ligne vous rebute, la DGE renvoie vers les maisons France services et les conseillers numériques.

Les mentions à afficher : la liste de vérification

Mention

Qui est concerné

Où l'afficher

Source

Numéro de déclaration

Meublé de tourisme déjà doté d'un numéro ; tous ensuite, dans le délai transitoire qui suivra l'ouverture du téléservice

Pied de page, page Tarifs, confirmation de réservation

Code du tourisme, L324-2

Offre d'un particulier ou d'un professionnel, au sens fiscal

Toute offre de meublé de tourisme

À côté du numéro

L324-2

Prix demandé et état descriptif des lieux

Toute location saisonnière

Pages Le gîte et Tarifs, contrat

L324-2

Capacité : personnes, chambres, lits

Tous les hébergements

Accueil et page Le gîte

État descriptif

Taxe de séjour au réel, montant à part

Si votre commune l'applique au réel

Page Tarifs et récapitulatif de réservation

Service-Public

Conditions d'annulation et nature du versement (arrhes ou acompte)

Toute réservation directe ; sans précision, un professionnel qui contracte avec un consommateur reçoit des arrhes

Page Réserver et conditions de location

Code de la consommation, L214-1

Absence de droit de rétractation

Professionnel louant à dates fixes

Avant la validation de la réservation

L221-28 et L221-5

Coordonnées et site internet du médiateur de la consommation

Professionnel louant à des consommateurs

Conditions de location et pied de page

Code de la consommation, L616-1 et R616-1

Mentions légales et information sur l'usage des données du formulaire

Tout site

Pied de page et sous le formulaire

Loi pour la confiance dans l'économie numérique, RGPD

Recueil du consentement aux cookies

Site qui utilise des traceurs soumis à consentement

Bandeau, avant tout dépôt

CNIL, cookies et traceurs

Classement en étoiles, facultatif

Meublé classé

Accueil, avec le logo officiel

Service-Public

Pour la taxe de séjour, tout dépend du régime choisi par la commune (Entreprendre Service-Public, taxe de séjour). Au réel, le voyageur la paie en plus, elle apparaît à part sur sa facture et vous la reversez à la commune ou à l'intercommunalité ; au forfait, elle est due par l'hébergeur, qui peut la répercuter dans son prix avec la mention « taxe de séjour forfaitaire comprise ». Quand une plateforme encaisse le paiement pour un loueur non professionnel, c'est elle qui collecte la taxe au réel ; un loueur professionnel peut l'habiliter à le faire (article L2333-34 du Code général des collectivités territoriales).

Pour un client de nationalité étrangère, la fiche de police se fait remplir et signer à l'arrivée, puis se conserve 6 mois : elle se gère sur place, pas sur le site. Le détail des mentions légales et des conditions générales figure dans notre guide sur les mentions légales et les CGV d'un site internet.

Être trouvé : fiche Google, labels, office de tourisme et plateformes comme vitrines

Un site que personne ne trouve ne rembourse rien. Quatre leviers comptent, dans cet ordre.

  • Google, d'abord par votre nom. L'adresse web reprend le nom du gîte, et chaque page décrit son propre contenu avec les mots des voyageurs : la commune, la capacité, la cheminée, les animaux acceptés. Pour un gîte, le référencement local passe d'abord par ces pages et par les liens venus des organismes touristiques.
  • La fiche Google, avec prudence. Les consignes d'éligibilité de Google excluent des fiches d'établissement les « propriétés immobilières en vente ou en location », en citant les maisons de vacances, et réservent la fiche aux entreprises en contact direct avec leurs clients. Pour un gîte, un accueil en personne ne suffit donc pas à établir l'éligibilité ; une chambre d'hôtes, qui reçoit ses clients, s'en rapproche davantage, mais vérifiez les critères au regard de votre activité réelle. Si votre activité y a droit et que vous avez une fiche, lisez comment éviter sa suspension.
  • Les labels et le classement. Gîtes de France, Clévacances et les autres labels apportent visibilité et crédibilité. Le classement officiel en étoiles, de 1 à 5, vaut 5 ans et autorise le logo correspondant sur tous vos supports (Service-Public) ; il donne aussi droit, sous le régime micro-BIC qui applique un abattement forfaitaire aux recettes déclarées, à 50 % d'abattement au lieu de 30 % (Service-Public, règles 2026). En Corrèze, Corrèze Tourisme réalise ces classements et y associe l'adhésion à l'ANCV pour les chèques-vacances et un référencement sur ses sites.
  • L'office de tourisme. Demandez que votre fiche sur son site pointe vers votre site plutôt que vers une annonce de plateforme. C'est un lien de confiance, et un visiteur de plus qui peut réserver sans commission.

Gardez les plateformes pour ce qu'elles font bien : vous faire découvrir et remplir les creux du calendrier. Le site ne cherche pas à les battre ; il donne une adresse à ceux qui vous cherchent déjà.

Gîte ou chambre d'hôtes : ce qui change sur le site

Les deux activités se confondent souvent dans l'esprit des voyageurs, pas dans la loi. Et ce qui les distingue se voit sur le site.

Gîte (meublé de tourisme)

Chambre d'hôtes

Ce qui se vend

Le logement entier, à l'usage exclusif du locataire, souvent à la semaine

Une chambre à la nuit, petit-déjeuner compris, chez l'habitant

Déclaration

En mairie aujourd'hui, puis sur le téléservice national après son ouverture

En mairie, cerfa n° 13566

Numéro dans les offres

Oui, dès qu'il est attribué

Non concernée par le téléservice national

Classement officiel

En étoiles, de 1 à 5

Aucun, labels privés seulement

Accueil

Libre, boîte à clés possible

En personne, obligatoire

Sur le site, la chambre d'hôtes se vend chambre par chambre : un bloc par chambre, avec sa surface, son lit, sa salle d'eau et son prix par nuit petit-déjeuner compris. Si vous proposez une table d'hôtes, son prix, boissons comprises, doit être affiché, et elle n'est ouverte qu'aux occupants des chambres (Entreprendre Service-Public, ouvrir une chambre d'hôtes). Le tarif de la taxe de séjour au réel doit lui aussi être affiché dans les lieux de réception, au même titre que les prix. Et comme l'accueil en personne fait partie du produit, la page qui présente les hôtes compte autant que la décoration.

Attention au mot lui-même : l'activité est limitée à 5 chambres et 15 clients en même temps. Au-delà, l'appellation « chambre d'hôtes » est interdite au profit de « chambres chez l'habitant », et son usage abusif peut être sanctionné comme une pratique commerciale trompeuse. Le gîte, lui, vend un lieu : son site met en avant la maison, l'extérieur, la région et l'autonomie du séjour.

Création d'un site internet de gîte : prix et seuil de rentabilité

Le bon choix dépend de ce que vous attendez du site, pas de la technique. Trois besoins, trois niveaux :

Votre besoin

Ce qui suffit

Ce qui reste à votre charge

Type de coût

Recevoir des demandes

Un site vitrine avec tarifs, disponibilités et formulaire

Vérifier les dates, bloquer les calendriers, envoyer le contrat, encaisser

Le site

Encaisser en direct

Le site, plus un lien ou un module de paiement

Conditions d'annulation, taxe de séjour, remboursements

Des frais par paiement

Automatiser plusieurs canaux

Un logiciel de gestion locative relié au site et aux plateformes

Paramétrage et contrôle des synchronisations

Un abonnement, parfois un pourcentage

Chez ConsilioWEB, un site vitrine de 5 pages coûte 700 € HT la première année, nom de domaine et hébergement du site compris, puis 99 € HT par an. Les 7 pages décrites plus haut relèvent de la formule à 910 € HT pour 5 à 10 pages. Le paiement se fait en 3 fois sans frais et le site est livré en 3 à 4 semaines.

Pour un moteur de réservation avec paiement en ligne, la solution la plus simple consiste à intégrer le module d'un logiciel de réservation, dont l'abonnement se paie à son éditeur. ConsilioWEB réalise aussi des sites sur mesure, à partir de 2 500 € HT : pour un gîte, le devis précise alors le coût du moteur de réservation, du paiement et des connexions aux plateformes. Le détail figure sur la page tarifs. Quel que soit le prestataire, posez ces questions avant de signer :

  • Qui modifie les prix, les photos et les textes, et avec quel outil ?
  • À qui appartiennent le nom de domaine et les contenus, et que récupérez-vous si vous changez de prestataire ?
  • Le calendrier ou le module de réservation est-il compris, et avec quel logiciel ?
  • Combien coûtera le site sur trois ans, abonnements et frais de paiement compris ?

Pour l'offre à 700 € HT, les réponses sont écrites : vous gérez textes et photos depuis un espace d'administration, une formation est incluse, et le site vous appartient, nom de domaine compris. Quant à la rentabilité, l'ancienneté du gîte ne suffit pas : estimez combien de séjours vos habitués pourraient réellement réserver en direct, et comparez avec les 7 semaines de la simulation.

Questions fréquentes

Comment créer un site internet pour son gîte ?

Choisissez d'abord entre une demande de réservation que vous confirmez et une réservation automatique : c'est ce choix qui détermine l'outil. Préparez ensuite vos photos, vos tarifs, vos disponibilités, vos conditions de location et, s'il existe, votre numéro de déclaration. Comparez les solutions sur leur coût complet, puis testez une demande et un paiement avant d'ouvrir.

Faut-il un site internet quand on est déjà sur Airbnb ?

Oui, dès qu'une part de vos voyageurs vous connaît déjà : habitués, bouche-à-oreille, visiteurs envoyés par l'office de tourisme. Sans site, ils risquent de réserver sur votre annonce, avec 15,5 % de frais pour la plupart des hôtes. Une réservation directe évite cette commission, mais pas les frais de paiement par carte ni l'abonnement éventuel d'un logiciel.

Le numéro d'enregistrement doit-il figurer sur mon propre site ?

Oui. L'article L324-2 du Code du tourisme vise « toute offre de location d'un meublé de tourisme », sans la limiter aux plateformes. Aujourd'hui, seuls les meublés situés dans une commune qui a instauré l'enregistrement ont un numéro ; à l'ouverture du téléservice national, annoncée pour le quatrième trimestre 2026, tous les loueurs de meublés devront faire la démarche. Les chambres d'hôtes ne sont pas concernées par ce téléservice.

Comment éviter les doubles réservations entre mon site et les plateformes ?

Reliez les calendriers par leurs liens iCal, qui se terminent par .ics, et préférez la demande de réservation à la réservation instantanée : vous bloquez les dates sur chaque plateforme avant de confirmer. Airbnb n'actualise en effet les calendriers importés que toutes les 3 heures. Si vous acceptez des réservations automatiques sur plusieurs canaux, un logiciel de gestion locative centralise tout.

Combien coûte un site internet pour un gîte ?

Des créateurs de sites annoncent des formules gratuites, parfois avec un outil de réservation : vérifiez l'adresse web, la publicité, les paiements et ce qui devient payant. Chez ConsilioWEB, un site vitrine de 5 pages coûte 700 € HT la première année, nom de domaine et hébergement du site compris, puis 99 € HT par an, et 910 € HT pour 5 à 10 pages. Comparez toujours le coût sur trois ans et le temps que vous y passerez.

Par où commencer

Tapez le nom de votre gîte dans Google : si le premier résultat est votre annonce Airbnb, un habitué qui vous cherche risque d'y réserver, avec les frais de votre compte. Renseignez-vous ensuite auprès de votre mairie sur le numéro de déclaration, et préparez l'ouverture du téléservice national. Refaites enfin le calcul de la simulation avec vos propres prix et vos propres nuits.

Si vous voulez un site qui fasse ce travail, ConsilioWEB le conçoit à distance, où que soit votre gîte, et se déplace depuis Ussel quand c'est utile. Demandez un devis gratuit : réponse sous 48 h ouvrées, livraison en 3 à 4 semaines, paiement en 3 fois sans frais.

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