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Sites par métier · 22 min de lecture

Création de site internet pour taxi conventionné : pages, mentions autorisées et budget

Création de site internet pour taxi conventionné : pages utiles, appel direct, ce que la convention permet d'écrire. 5 pages à 700 € HT, puis 99 € HT/an.

Par L'équipe ConsilioWEB
Création de site internet pour taxi conventionné : pages, mentions autorisées et budget
Sommaire

La création d'un site internet pour taxi conventionné sert trois publics : le patient qui se rend à un soin, le voyageur qui doit attraper un train, l'entreprise qui cherche un transporteur fiable. Le site doit permettre de vous appeler en un geste, avec le numéro, la commune de rattachement, la zone et les disponibilités visibles dès l'ouverture sur un téléphone. Il présente aussi le conventionnement avec exactitude : la convention signée avec la caisse primaire d'assurance maladie (CPAM) ne tolère qu'un type de mention, comme « transport assis professionnalisé conventionné Assurance maladie », et interdit de faire de la prise en charge un argument commercial. Chez ConsilioWEB, un site de 5 pages coûte 700 € HT la première année, domaine et hébergement compris, puis 99 € HT par an.

Guide préparé par ConsilioWEB à partir des textes officiels cités, consultés le 30 septembre 2026. Les exemples sont fictifs. Cet article informe : il ne remplace ni l'avis de votre caisse d'assurance maladie, ni un conseil juridique.

Création de site internet pour taxi conventionné : ce qu'il doit produire

Prévoyez d'abord un parcours utilisable sur téléphone, y compris par un client pressé. Trois publics arrivent sur le site avec trois questions différentes, et chacun doit trouver sa réponse sur une page :

Public

Sa question

La page qui répond

Patient, ou proche qui organise le trajet d'un parent

Ce taxi est-il conventionné, vient-il jusqu'à chez moi, que dois-je préparer ?

Transport de malade assis

Voyageur

Est-il libre, pour la gare ou l'aéroport, avec mes bagages, et pour quel prix environ ?

Gares, aéroports et longues distances

Entreprise, hôtel, étude notariale

Peut-on réserver pour un client et recevoir une facture au nom de la société ?

Entreprises

Avec un accueil et une page « Demander un trajet », cinq pages suffisent, plus les mentions légales, la notice sur les données personnelles et les coordonnées de votre médiateur de la consommation. Pour les exemples, prenons un taxi fictif dont l'autorisation de stationnement (l'ADS, souvent appelée « licence », rattachée à une commune) est à Meymac, en Haute-Corrèze.

Les fonctions à demander au prestataire

Avant de comparer des devis, situez votre besoin :

Besoin

Ce que ça suppose

Dans un site vitrine ?

Être appelé

Numéro cliquable, bouton fixe, même numéro partout

Oui

Recevoir des demandes de trajet

Un formulaire, puis votre confirmation par téléphone ou par message

Oui

Réserver en ligne sur des créneaux libres

Un agenda tenu à jour et une confirmation automatique

Module spécifique, sur devis

Estimer le prix d'une course privée

Un calculateur réglé sur votre tarif préfectoral

Module spécifique, sur devis

Planning de plusieurs chauffeurs, acompte en ligne

Un outil de gestion, souvent un logiciel dédié

Non

Facturer l'Assurance maladie

Un logiciel certifié compatible avec SEFi

Jamais le site

Au plus tard le 1er janvier 2027, la facturation SEFi (le service en ligne de l'Assurance maladie, intégré à un logiciel certifié) et une géolocalisation certifiée deviennent obligatoires (convention-cadre, articles 7.5 et 7.6 ; article L322-5-3 du Code de la sécurité sociale). Le registre le.taxi, qui signalait les taxis libres aux applications, est suspendu depuis le 12 juin 2026 (Service Public Entreprendre).

Présenter le conventionnement sans promettre de remboursement

C'est la page qui demande le plus d'attention. Des formules comme « agréé CPAM » ou « transport remboursé » se lisent jusque sur des pages d'agences web qui vendent ces sites ; elles sont pourtant inexactes et, pour la plupart, contraires à votre propre convention.

Conventionné ne veut pas dire remboursé

Sans convention signée avec la caisse, aucune course en taxi n'est remboursée (article L322-5 du Code de la sécurité sociale). Avec elle, le trajet d'un patient n'est pris en charge que s'il remplit les conditions que l'Assurance maladie détaille sur sa page frais de transport :

  • une prescription médicale de transport, établie avant le trajet sauf urgence, qui fixe le mode de transport ;
  • un cas prévu, par exemple une hospitalisation, un trajet de plus de 150 km aller, des transports en série, une convocation du contrôle médical, un accident du travail ;
  • pour une affection de longue durée (ALD), depuis le 1er octobre 2026, une ALD dite exonérante, un transport lié à ses soins et des difficultés de déplacement définies par des critères officiels (décret n° 2026-812 du 21 août 2026) ;
  • parfois l'accord préalable de la caisse, par exemple au-delà de 150 km aller ;
  • un remboursement partiel ou total : 55 % du tarif conventionnel, ou 100 % dans certains cas, moins, sauf exonération, une franchise de 4 € par trajet, dans la limite de 8 € par jour.

Sauf contre-indication médicale, le trajet est en outre partagé par défaut avec d'autres patients. Depuis le 2 mars 2025, pour des soins réguliers comme la dialyse ou la radiothérapie, le patient qui refuse ce partage perd le tiers payant et avance toute la course, sauf s'il bénéficie de la Complémentaire santé solidaire ou de l'aide médicale de l'État (ameli.fr, espace taxi conventionné). Aucune phrase de votre site ne peut donc promettre un remboursement.

Ce que la convention vous autorise à écrire

Le modèle de convention publié au Journal officiel le 8 août 2025 s'applique depuis le 1er novembre 2025 (ameli.fr). Son article 4.3 appelle publicité tout procédé qui vise à attirer la clientèle vers une entreprise déterminée, et pose quatre règles :

  • pas d'argument de prise en charge : ni la prise en charge, ni la dispense d'avance des frais ne servent de publicité, auprès des assurés comme du public (annuaires, cartes de visite, enseignes, réseaux sociaux) ;
  • une mention tolérée, au choix entre deux formules : « transport assis professionnalisé conventionné Assurance maladie » ou « transport de malade assis conventionné Assurance maladie », et seulement sur les cartes de visite, dans les locaux et sur le site internet de l'entreprise ;
  • aucune confusion avec un véhicule sanitaire : la carrosserie ne porte aucun marquage de ce type, comme la croix à six branches ;
  • aucune sollicitation : toute publicité auprès des professionnels de santé et des établissements de soins est interdite, tout comme le démarchage, les cadeaux, les ristournes et la pression sur les patients.

Le site est donc l'un des trois endroits où le conventionnement peut s'afficher, à condition d'employer la formule exacte. Le texte ne dit rien des mots « taxi conventionné » employés seuls dans un titre de page : faites confirmer par écrit à votre caisse ce qu'elle accepte, avant la mise en ligne.

La page type « transport de malade assis »

Voici la page que nous proposerions à notre taxi fictif de Meymac. Chaque ligne informe, aucune ne vante la prise en charge :

  • titre : Transport de malade assis ;
  • mention : « Transport assis professionnalisé conventionné Assurance maladie. » ;
  • avant le trajet : « Munissez-vous de la prescription médicale de transport remise par votre médecin avant le trajet, et de votre carte Vitale. » ;
  • conditions : « Les conditions de prise en charge sont fixées par l'Assurance maladie : renseignez-vous sur ameli.fr ou au 3646. » ;
  • trajet partagé : « Un trajet partagé avec d'autres patients peut vous être proposé, sauf contre-indication indiquée par votre médecin. » ;
  • zone et disponibilités : le territoire desservi, les jours et heures de service, le délai de demande conseillé ;
  • accessibilité : « Véhicule adapté au fauteuil roulant », seulement si c'est vrai ;
  • demander un trajet : le téléphone d'abord, puis le formulaire décrit plus bas.

Rien sur les sommes à avancer : la réponse dépend de chaque situation et se donne au téléphone. Nous déconseillons aussi le logo de l'Assurance maladie, que la convention prévoit dans le véhicule et dont aucun texte consulté ne parle pour un site. Sur une phrase dont vous doutez, votre caisse tranche.

Les formules à remplacer

Formule fréquente

Pourquoi l'éviter

À la place

« Transport remboursé par la Sécurité sociale »

Faux sans prescription ni cas prévu, et argument proscrit par l'article 4.3

La mention tolérée

« Sans avance de frais », « tiers payant »

Argument proscrit, et inexact pour le patient qui refuse le transport partagé

Rien sur le site ; la réponse au téléphone

« Agréé CPAM »

Le taxi est conventionné, pas agréé ; se dire agréé par un organisme public sans l'être est une pratique commerciale réputée trompeuse (Code de la consommation, article L121-4, 4°)

La mention tolérée

« Taxi médical », croix à six branches dans le logo

Confusion avec une ambulance ou un véhicule sanitaire léger (VSL)

Une photo de votre véhicule réel

« Partenaire de la clinique », remise aux patients réguliers

Publicité auprès des établissements de soins, ristournes

Rien

Passagère âgée qui rejoint un taxi à la portière ouverte, pour la page conventionnement d'un site internet de taxi conventionné

L'appel immédiat : numéro, zone, horaires

Reste l'essentiel : que le visiteur appelle. Sur un téléphone, le premier écran doit suffire :

  • le numéro en texte cliquable, pas dans une image : un toucher lance l'appel, et c'est le même que sur votre fiche et votre véhicule ;
  • un bouton « Appeler » fixé en bas de l'écran, qui reste visible pendant qu'on fait défiler la page ;
  • la commune de rattachement et la zone, avec les mots des clients : « Meymac, Ussel et le plateau de Millevaches » plutôt qu'une liste de codes postaux ;
  • les disponibilités réelles : « de 6 h à 21 h, nuit et dimanche sur réservation » vaut mieux qu'un « 24 h/24 » que vous ne tiendrez pas à 3 h du matin ;
  • une solution quand vous conduisez : une messagerie qui annonce le délai de rappel, ou un bouton SMS.

La zone : une règle propre aux patients

Seul un taxi peut prendre un client sans réservation, dans la rue ou à une station, et uniquement sur le territoire de son ADS (ministère chargé des Transports). Pour les patients, la convention ajoute un contrôle annuel : pour chaque ADS, plus de 50 % des trajets doivent concerner des patients qui résident dans le territoire défini par la caisse, ou qui y sont pris en charge (charte nationale de l'Assurance maladie, juin 2026). Les premiers suivis porteront sur l'activité 2026, au plus tard en juin 2027, et aucune procédure n'est prévue pour ce motif avant 2028, après examen individuel. Ce territoire ne se confond pas forcément avec votre commune, et la règle n'interdit pas de conduire un patient vers un hôpital éloigné.

Sur la page patients, décrivez le territoire retenu par votre caisse ; sur la page voyageurs, annoncez sans crainte gares, aéroports et longues distances. Évitez une page par commune voisine avec le même texte : notre article sur le site internet d'un plombier montre comment couvrir plusieurs communes sans ce piège.

Voyageurs et entreprises : ce qui les décide

  • les voyageurs : les gares et aéroports desservis, la place pour les bagages, un siège enfant si vous en avez un, le paiement par carte, que le client peut choisir quel que soit le montant (Service Public Entreprendre) ;
  • les entreprises : la facture au nom de la société, un relevé mensuel si vous le proposez, la réservation pour un client ou un collaborateur, la discrétion ;
  • tous : une vraie photo de vous et du véhicule, et des pages lisibles par un client âgé, en grands caractères.

Un formulaire qui protège les informations patient

Le téléphone reste le canal principal, mais la réservation de taxi en ligne rend service à ceux qui s'organisent la veille, ou pour un parent. Encore faut-il décider ce que le formulaire demande, et ce que deviennent les réponses.

Pour la Commission nationale de l'informatique et des libertés (CNIL), les données de santé couvrent la maladie, le handicap ou le traitement, mais aussi la prise en charge dans une structure de soins dès qu'elle renseigne sur l'état de santé, comme l'admission dans un service spécialisé (définition de la CNIL). Une demande « dialyse mardi 8 h, fauteuil roulant » en contient donc deux. La règle : ne demander en ligne que ce qui sert à organiser la course, et garder pour le rappel ce qui touche à la santé.

Bon repère : l'arrêté du 6 août 2025 fixe le contenu du justificatif de réservation préalable d'un taxi, papier ou électronique. Outre vos numéros d'ADS et SIREN, il comporte le nom et le téléphone du client, la date et l'heure de la réservation, puis la date, l'heure et le lieu de prise en charge. Le formulaire n'a besoin que de ces éléments, de la destination et du type de trajet.

Ce qu'il demande, ce qu'il ne demande pas

Champ

On le demande ?

Pourquoi

Nom et téléphone

Oui

Rappeler le client ; mentions du justificatif de réservation

Adresse, date et heure de prise en charge

Oui

Organiser la course ; mentions du justificatif

Adresse d'arrivée

Oui, sans le service ni le nom du médecin

Les précisions utiles pour accompagner le patient jusqu'au lieu de soins se donnent au rappel

Aller simple ou aller-retour, heure de retour prévue

Oui

Prévoir l'attente ou le retour

Trajet sur prescription médicale de transport

Pas par défaut : au rappel

Savoir s'il s'agit d'une course conventionnée ; une case en ligne suppose d'abord d'en établir le fondement juridique

Fauteuil roulant, aide pour monter

Pas par défaut : au rappel

Envoyer un véhicule adapté ; c'est une donnée de santé

Motif, pathologie, traitement

Non

Inutile pour conduire

Copie de la prescription ou de la carte Vitale, numéro de sécurité sociale, attestation d'ALD

Non

Ces pièces se traitent pendant la course et dans le logiciel de facturation

Zone de texte libre « précisez votre situation »

Non ; au plus « précisions pour vous trouver : étage, code d'entrée »

Un champ libre invite le patient à décrire ses symptômes

Pour la prescription, la procédure de l'Assurance maladie est claire : le chauffeur remplit l'encadré qui lui est réservé sur la prescription elle-même, puis fait signer la facture par le patient (ameli.fr, facturation). Le site n'a aucune raison d'en recevoir une copie.

Demande envoyée, trajet confirmé

Un chauffeur seul ne peut pas accepter une course pendant qu'il conduit : le bouton s'appelle donc « Demander un trajet », pas « Réserver ». Après l'envoi, le site affiche « Votre demande nous est parvenue ; le trajet sera confirmé après notre réponse. » Votre rappel sert à confirmer la course et à poser les questions utiles, prescription ou fauteuil roulant compris ; la confirmation écrite reprend ensuite les mentions du justificatif, votre numéro d'ADS et l'heure de la réservation compris.

Sécuriser toute la chaîne

  • du formulaire à la boîte de réception : connexion sécurisée, envoi, messagerie, sauvegardes, accès ; faites vérifier l'ensemble par votre prestataire ;
  • une adresse professionnelle, jamais la boîte familiale, avec une double vérification à la connexion, par exemple un code donné par une application ;
  • une notice sous le bouton : qui est responsable des données, à quoi elles servent et sur quel fondement, qui les reçoit, combien de temps elles sont gardées, comment exercer ses droits et saisir la CNIL (CNIL, informer les personnes) ;
  • une durée pour chaque usage : traiter la demande, faire la course, facturer, gérer un éventuel litige ; supprimez ce qui ne sert plus, et archivez à part, avec un accès limité, ce qui doit être gardé ;
  • aucun outil publicitaire sur les pages de demande : un pixel de réseau social, ce petit code qui signale chaque visite à la plateforme, lui apprendrait qu'un visiteur prépare un trajet vers un soin.

Le règlement général sur la protection des données (RGPD) n'autorise le traitement de données de santé que dans des cas précis, et une simple case peut en révéler une. Avant d'en ajouter une, faites établir pourquoi vous la recueillez et dans quel cadre, puis examiner la protection et l'hébergement des réponses, certification HDS comprise (Agence du numérique en santé). Pour la mesure d'audience, suivez les conditions de la CNIL sans qu'aucune donnée n'identifie un patient ou son trajet.

Taxi ou VTC : ce que chacun peut annoncer

Beaucoup de clients confondent le taxi et la voiture de transport avec chauffeur (VTC), et certains chauffeurs exercent les deux métiers. La loi ne leur permet pourtant pas d'annoncer la même chose :

Sur le site

Taxi

VTC

Prise en charge sans réservation, dans la rue ou à une station

Oui, sur le territoire de son ADS

Non : réservation préalable obligatoire

Montrer où se trouvent ses voitures libres avant la réservation

Oui

Non : interdit de donner à la fois la position et la disponibilité d'un véhicule sur la voie publique avant la réservation

Transport de patients pris en charge par l'Assurance maladie

Oui, si l'entreprise a signé une convention

Non : le transport assis professionnalisé pris en charge se fait en taxi conventionné ou en VSL

Le VTC ne peut pas non plus circuler ou stationner en quête de clients (article L3120-2 du Code des transports), et son exploitant s'inscrit au registre des VTC. Pour votre site, la prise en charge sans réservation mérite donc d'être écrite, si elle est vraie : « à la station de la place de la mairie » ; un VTC peut arriver vite, mais seulement après une réservation. Et si vous exercez les deux métiers, faites une page par activité, sans mention de conventionnement près du véhicule VTC.

Tarifs réglementés : comment les présenter

Les tarifs du taxi sont réglementés, même si le montant final dépend du trajet, de l'attente et des majorations. En 2026, les montants nationaux maximaux sont de 4,48 € pour la prise en charge, 1,30 € par kilomètre et 42,15 € de l'heure en cas d'attente ou de marche lente, avec une course minimale de 8 € (Service-Public.fr). Des majorations encadrées s'y ajoutent (nuit, neige, retour à vide), et chaque arrêté préfectoral fixe les tarifs du département et leur date d'application, au plus tard le 1er février en 2026.

Dans la voiture, l'affichage des tarifs est obligatoire ; sur le site, il est facultatif mais rassure. Pour les courses privées :

  • publiez votre tarif départemental : prise en charge, kilomètre de jour et de nuit, attente, suppléments, règle des courses commandées par téléphone, avec la date de l'arrêté préfectoral ;
  • donnez des exemples de trajets fréquents présentés comme des estimations : « Meymac – gare d'Ussel, estimation de jour, montant exact au compteur » ;
  • signalez ce qui ne coûte rien de plus : aucun supplément pour le fauteuil roulant d'un passager handicapé, ni pour une prise en charge dans une gare, un port ou un aéroport (Service Public Entreprendre) ;
  • annoncez la note, remise d'office dès 25 € TTC et toujours pour un transport de malade, et mettez la page à jour à chaque nouvel arrêté.

Pour les courses de patients, nous recommandons de ne pas publier de grille : le tarif est celui de la convention, que l'entreprise ne peut pas dépasser (ameli.fr), et ce que le patient règle dépend de sa situation. Une ligne suffit : « Transport de malade assis : tarif conventionnel, renseignements par téléphone. »

L'exemple de la Corrèze

En Corrèze, l'arrêté préfectoral du 15 janvier 2026 fixe ces tarifs, toutes taxes comprises :

Élément

Jour, de 8 h à 19 h

Nuit, de 19 h à 8 h, possible aussi le dimanche et les jours fériés

Prise en charge

2,70 €

2,70 €

Kilomètre avec retour en charge (tarifs A et B)

1,20 €

1,78 €

Kilomètre avec retour à vide (tarifs C et D)

2,40 €

3,56 €

Heure d'attente

28,50 €

37,50 €

Le même arrêté fixe une somme minimale de 8 €, un supplément de 2 € par bagage au-delà de trois valises par passager, 4 € par passager à partir du cinquième, et des péages seulement à la demande du client. Surtout, pour une course commandée par téléphone, le tarif s'applique selon les cas dès le point de départ du taxi : un client qui le découvre en payant se sent floué, alors qu'une page Tarifs claire l'aurait prévenu.

Fiche Google et avis

Sur « taxi conventionné CPAM » ou « taxi Meymac », Google peut afficher une carte de fiches d'établissement avant les sites. Trois consignes de Google Business Profile comptent pour un taxi :

  • le nom réel de l'entreprise, sans mot-clé ni horaires ajoutés : « Taxi Dupont », pas « Taxi Dupont conventionné 24h/24 », sous peine de suspension de la fiche ;
  • l'adresse masquée si vous n'y recevez aucun client : une zone desservie la remplace ;
  • des horaires seulement s'ils sont fixes : Google range les services de transport parmi les établissements qui peuvent s'en passer ; vos disponibilités vont alors sur le site.

La convention cite les annuaires parmi les supports où l'argument de prise en charge est proscrit, et ne tolère la mention de conventionnement que sur trois supports, dont votre site. Votre fiche Google n'en fait pas partie : par prudence, décrivez-y votre activité de taxi et renvoyez vers la page « transport de malade assis ».

Pour les avis :

  • proposez à tous vos clients de donner leur avis, par un lien envoyé après la course : Google interdit de solliciter de façon sélective les seuls clients satisfaits ;
  • sans contrepartie : ni paiement, ni remise, ni service en échange (règles de Google Maps), et la convention proscrit cadeaux et ristournes ;
  • répondez sans rien révéler : « Merci, et à bientôt » plutôt qu'une allusion aux séances ou à l'hôpital, car une réponse publique qui confirme le suivi d'un traitement divulgue une donnée de santé.

Nos articles pour garder sa fiche Google et obtenir des avis Google détaillent la méthode. Ne comptez pas seulement sur les listes des caisses : le 30 septembre 2026, la page ameli de la Corrèze proposait encore la liste des taxis conventionnés de septembre 2020.

Création de site internet taxi conventionné : coût la première année et après

Un site se compare sur trois ans, pas sur son prix d'entrée. Chez ConsilioWEB, le site vitrine de 5 pages coûte 700 € HT la première année, domaine et hébergement compris, puis 99 € HT par an, soit 898 € HT sur trois ans à tarifs inchangés, ou 1 077,60 € TTC si vous ne récupérez pas la TVA. La formule de 5 à 10 pages coûte 910 € HT, et le paiement se fait en 3 fois sans frais.

Pour situer le marché, voici les prix affichés le 30 septembre 2026 sur les cinq pages de prestataires en tête de Google pour cette recherche, sans les nommer :

Page consultée

Prix affiché

Ce que la page ne précise pas

Agence généraliste, page taxi

Environ 100 € HT par mois

L'engagement, et ce que vous gardez en partant

Agence spécialisée taxis conventionnés

Environ 400 € puis 49 € par mois, ou 800 € puis 69 € par mois pendant 12 mois, ou forfait dès 2 500 € environ, hébergement en plus

HT ou TTC ; ce qui est facturé ensuite selon la formule

Prestataire spécialisé taxis et VTC

De 1 500 à 2 300 € environ, hébergement offert la première année

HT ou TTC ; le prix du renouvellement

Agence web, projet de client présenté

Environ 500 € en une fois, ou 140 € par mois pendant 12 mois

HT ou TTC ; le coût après 12 mois

Indépendant, portfolio

Aucun prix

Le prix, à demander

Ces montants ne sont pas des devis et les périmètres diffèrent : certaines formules comprennent un module d'estimation ou la gestion de plusieurs chauffeurs, que l'offre à 700 € HT ne mentionne pas. Quand le renouvellement n'est pas publié, le coût sur trois ans reste inconnu : demandez-le par écrit. À titre de repère, un abonnement de 100 € HT par mois qui se poursuit revient à 3 600 € HT sur trois ans.

Le déroulement, en 3 à 4 semaines

  1. Un premier appel gratuit de 20 minutes : vos publics, votre territoire, vos disponibilités ;
  2. ce que vous fournissez : photos de vous et du véhicule, numéro d'ADS, communes desservies, tarif préfectoral de l'année ;
  3. la maquette, puis les textes, que vous validez page par page ; la page patients peut être soumise à votre caisse avant la mise en ligne ;
  4. les vérifications sur téléphone : l'appel part en un geste, la mention tolérée est exacte, aucune promesse de remboursement, le formulaire se limite aux champs utiles, la demande ne se confond pas avec une confirmation ;
  5. la mise en ligne, avec une formation de 30 minutes en visio pour modifier vous-même textes, horaires et tarifs, puis un suivi de 30 jours.

Ces 3 à 4 semaines concernent la livraison, pas la place dans Google, qui demande un délai que personne ne peut garantir : suivez ensuite les appels et les demandes reçus.

Avant de signer

Faites préciser par écrit le prix de la deuxième année en HT et en TTC, le titulaire du nom de domaine, l'engagement et le préavis, les modifications comprises après la livraison, et qui met à jour les tarifs à chaque nouvel arrêté. Pour l'offre à 700 € HT, la page de l'offre site vitrine l'écrit : le site vous appartient, et vous partez quand vous voulez avec votre site et votre nom de domaine ; les autres formules sont sur la page tarifs. Voyez aussi les questions à poser avant de signer un devis et, pour sortir d'un abonnement, la résiliation d'un contrat de site internet.

Questions fréquentes

Combien coûte un site internet pour taxi conventionné ?

Chez ConsilioWEB, 700 € HT la première année pour 5 pages, domaine et hébergement compris, puis 99 € HT par an : 898 € HT sur trois ans à tarifs inchangés. Ailleurs, comparez le montant initial, l'engagement, les services inclus et le renouvellement, sur la même base HT ou TTC.

Peut-on écrire « transport remboursé » sur son site ?

Non. Le remboursement dépend d'une prescription et de conditions fixées par l'Assurance maladie, et la convention interdit de faire de la prise en charge un argument. Écrivez « transport assis professionnalisé conventionné Assurance maladie » ou « transport de malade assis conventionné Assurance maladie ».

Un taxi peut-il prendre des réservations en ligne ?

Oui : un taxi peut travailler sur réservation, en plus de la prise en charge dans la rue ou à une station. Le formulaire recueille la demande, vous la confirmez, et le justificatif reprend les mentions fixées par l'arrêté du 6 août 2025.

Quel logiciel de facturation choisir pour un taxi conventionné ?

Ce n'est pas le rôle du site, et aucun logiciel n'est le meilleur pour tous. Vérifiez que la version proposée figure dans la liste des logiciels certifiés par le CNDA, qu'elle est compatible avec SEFi, obligatoire au plus tard le 1er janvier 2027, et comment l'éditeur gère la géolocalisation certifiée exigée à la même date.

Comment apparaître quand on cherche un taxi conventionné près de chez soi ?

Avec une fiche Google au nom réel de l'entreprise et une zone desservie, le même téléphone partout, une page de site par public et des avis demandés à tous, sans contrepartie. Vérifiez aussi les coordonnées que votre caisse communique aux assurés.

Par où commencer

Prenez votre téléphone et cherchez « taxi » suivi du nom de votre commune. Trouvez-vous votre numéro en un geste ? Et votre site écrit-il quelque part « remboursé » ou « sans avance de frais » ?

ConsilioWEB conçoit votre site à distance, où que vous exerciez en France, se déplace depuis Ussel quand une rencontre est utile, et passe en revue avec vous chaque point de ce guide avant la mise en ligne. Demandez un devis gratuit : réponse sous 48 h ouvrées, livraison en 3 à 4 semaines, paiement en 3 fois sans frais.

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