Changer de prestataire site internet sans perdre domaine, site ni e-mails
Changer de prestataire site internet : les accès à récupérer, le code de transfert, un modèle de message et un calendrier pour basculer site et e-mails.
Sommaire
Pour changer de prestataire site internet, commencez par l'inventaire de vos contrats, de vos accès et de vos sauvegardes. Faites ensuite préparer et tester la reprise chez le nouveau prestataire, puis basculez le site et les e-mails séparément, en gardant l'ancien en service jusqu'à ce qu'il ne serve plus. Le nom de domaine, le site et la messagerie se traitent chacun à part, et leur transfert n'est pas toujours nécessaire.
Ce guide traite du départ planifié, quand votre prestataire répond encore. Dossier de passation, modèle de message, calendrier et clauses du contrat suivant : tout est ci-dessous.
Sources officielles vérifiées le 30 septembre 2026. Le calendrier est un exemple : adaptez-le à votre contrat et aux services que vous utilisez.
Changer de prestataire site internet : départ planifié ou prestataire disparu
Trois situations se ressemblent, mais ne se traitent pas de la même façon.
- Votre prestataire répond, et vous voulez partir. C'est l'objet de ce guide : une passation organisée, où chacun sait quoi remettre et quand.
- Votre prestataire ne répond plus, ou son entreprise a fermé. Suivez notre guide pour reprendre la main sur un site dont le prestataire a disparu.
- Votre contrat vous engage encore, ou il est financé par un organisme de location. Voyez d'abord la résiliation d'un contrat de site internet : préavis, échéances et courriers.
Pour récupérer votre site internet sans repartir de zéro, appuyez-vous sur votre prestataire actuel : il peut être le seul à détenir certaines configurations et sauvegardes. Votre rôle : fournir les accès, valider les tests et autoriser la bascule. Les réglages techniques reviennent aux prestataires.
L'inventaire avant d'annoncer votre départ
Le nom de domaine, l'hébergement du site, la messagerie et les comptes Google peuvent se trouver chez quatre sociétés différentes. Faites l'inventaire avant d'écrire : vous saurez ce que vous contrôlez déjà, et vous pourrez tout demander en une fois.
Ce que vous devez récupérer, auprès de qui, sous quelle forme
Élément | Auprès de qui | Sous quelle forme | À vérifier |
|---|---|---|---|
Nom de domaine | Le bureau d'enregistrement, la société auprès de laquelle le nom est réservé | L'accès au compte qui le gère, ou son code de transfert | Titulaire et échéance |
Zone DNS | Son gestionnaire, souvent votre prestataire | Un export de toutes les lignes | Les lignes de la messagerie et de Google y figurent |
Fichiers du site | Votre prestataire ou l'hébergeur | Une sauvegarde complète et datée : fichiers et base de données | Le nouveau prestataire remet le site en marche à partir de cette copie |
Administration du site | Votre prestataire | Un compte administrateur à votre nom | Vous vous connectez seul |
Thèmes et extensions payants, qui font l'apparence et certaines fonctions du site | Votre prestataire | La liste des licences, avec leur titulaire | Qui renouvellera l'accès aux mises à jour |
Messagerie | Son fournisseur, souvent l'hébergeur | La liste des adresses et redirections, un accès aux boîtes | Aucune adresse oubliée |
Fiche d'établissement Google | Le propriétaire principal actuel | Une invitation « propriétaire » pour le compte Google de l'entreprise | Vous devenez propriétaire principal |
Search Console | Un propriétaire actuel | Un accès propriétaire | Vous pouvez retirer les anciens |
Statistiques de visite | L'administrateur actuel | Un compte à votre nom, où vous êtes administrateur | Vous gérez les accès |
Contenus | Votre prestataire | Textes, photos et vidéos en haute définition, sources du logo | Une preuve de licence par photo |
Données de vos clients | Votre prestataire | Un export des formulaires, comptes clients ou abonnés | La suppression de ses copies, confirmée par écrit |
Services connectés | Chaque service : réservation, paiement, lettre d'information | Un compte rattaché à une adresse de l'entreprise | La double authentification ne passe pas par le téléphone du prestataire |
La zone DNS mérite une explication. Le DNS est l'annuaire d'internet : il indique où trouver votre site et où livrer vos e-mails. La zone DNS est la fiche de votre domaine dans cet annuaire, avec des lignes que vous ne voyez jamais, comme celle qui prouve à Google que le site est à vous. Recréée de mémoire, sans export, elle risque d'en perdre une.
Le dossier de passation à remplir
Recopiez ce tableau dans un tableur et complétez-le au fil de l'inventaire. Il vous resservira au prochain changement.
Élément | Titulaire ou compte | Adresse de connexion | Échéance | Qui s'en charge | Vérifié le |
|---|---|---|---|---|---|
Nom de domaine | … | … | Expiration : … | … | … |
Zone DNS | … | … | — | … | … |
Hébergement du site | … | … | Fin du contrat : … | … | … |
Messagerie | … | … | Fin du contrat : … | … | … |
Administration du site | … | … | — | … | … |
Sauvegarde complète | Stockée où : … | — | Date de la copie : … | … | … |
Thèmes et extensions payants | … | … | Renouvellement : … | … | … |
Fiche Google | … | … | — | … | … |
Search Console | … | … | — | … | … |
Statistiques de visite | … | … | — | … | … |
Services connectés | … | … | Renouvellement : … | … | … |
N'y écrivez jamais de mot de passe : rangez-les dans un gestionnaire de mots de passe, et changez-les tous à la fin de la passation.
Le message à envoyer à votre prestataire
Ce courriel organise la passation technique. Il ne remplace pas la résiliation prévue par votre contrat, dont vous devez respecter la forme et le préavis.
Bonjour, nous confierons notre site à un autre prestataire à partir du [date]. Pour organiser la passation, pourriez-vous nous transmettre d'ici le [date] :
– une sauvegarde complète du site et l'export de la zone DNS ;
– le code de transfert du domaine [domaine] ;
– la liste des adresses e-mail et des licences payantes.
Merci aussi d'ajouter le compte [adresse de l'entreprise] comme propriétaire de la fiche Google et de la Search Console, et de nous indiquer comment récupérer nos statistiques de visite. Signalez-nous toute opération facturée. Aucun service ne doit être arrêté avant le [date convenue].

Nom de domaine : vérifier le titulaire et récupérer le code de transfert
Pour un .fr, l'annuaire Whois de l'Afnic, l'association qui gère cette extension, indique le bureau d'enregistrement et la date d'expiration. Le nom du titulaire y est masqué par défaut pour un particulier, donc parfois pour un entrepreneur individuel : vérifiez-le alors auprès du bureau d'enregistrement. C'est le titulaire qui détient les droits sur le nom, selon l'Afnic.
Trois opérations distinctes peuvent être nécessaires :
- Changer de compte. Si le domaine est à votre nom mais géré depuis le compte de votre prestataire, faites-le rattacher à un compte que vous contrôlez ; chez certains bureaux d'enregistrement, cela suffit.
- Changer de titulaire. Si le domaine est au nom de votre prestataire, il doit le transmettre à votre entreprise ; pour un .fr, la demande passe par le bureau d'enregistrement et le titulaire actuel la valide, selon l'Afnic.
- Changer de bureau d'enregistrement. C'est le transfert proprement dit, celui qui demande un code.
Un .fr : le code AUTH_INFO
Le code AUTH_INFO est le code secret de votre domaine. D'après l'Afnic, il se trouve généralement dans l'espace client de l'ancien bureau d'enregistrement ; à défaut, celui-ci doit vous le fournir. Ensuite :
- Vous transmettez ce code au nouveau bureau d'enregistrement, seul habilité à demander le transfert à l'Afnic.
- L'ancien bureau d'enregistrement a 8 jours pour accepter ou s'opposer ; sans réponse, le transfert se fait automatiquement.
- Une opposition lui donne un délai supplémentaire de 22 jours, non renouvelable.
Le transfert, le plus souvent payant, modifie la date d'expiration, et les sommes payées d'avance à l'ancien bureau d'enregistrement sont en général perdues.
Un .com : le verrou de 60 jours
Les .com, comme les autres extensions génériques, suivent les règles de l'ICANN, l'organisme international qui les encadre. Sa politique de transfert permet de refuser un transfert dans les 60 jours qui suivent la création du nom ou un précédent transfert, et impose un verrou de 60 jours après un changement de titulaire, sauf renonciation préalable quand le bureau d'enregistrement la propose.
Si votre prestataire change d'abord le titulaire pour vous rendre le .com, le domaine peut donc rester bloqué deux mois : l'ICANN conseille de transférer avant de changer de titulaire. Si vous ne pouvez pas générer le code vous-même, le bureau d'enregistrement doit vous le remettre sous 5 jours calendaires. Dans tous les cas, vérifiez l'échéance : un domaine non renouvelé expose le site et les e-mails à une interruption.
Hébergement, fichiers, e-mails : organiser la bascule sans coupure
Le principe : le nouveau site fonctionne avant que l'ancien ne s'arrête. Google le décrit dans son guide sur le changement d'hébergement sans modification des adresses : copier et tester, basculer, surveiller les deux hébergements, puis seulement arrêter l'ancien.
Faites d'abord vérifier que votre site peut déménager. Un site WordPress se reprend en général avec ses fichiers et sa base de données ; un site construit sur certains créateurs de sites en ligne ne fonctionne que chez eux, et le sortir de la plateforme devient un projet de reconstruction à part. Ne changez que ce qui doit changer : une messagerie qui reste chez son fournisseur garde ses réglages.
Copier et tester
Le nouveau prestataire installe la sauvegarde sur une copie provisoire que Google ne doit pas ajouter à ses résultats, avec les paiements en mode test et aucune notification vers vos vrais clients. Donnez le feu vert quand tout est coché :
- chaque page s'affiche, images comprises, sur ordinateur et sur téléphone ;
- un formulaire de test arrive à la bonne adresse, une réservation ou un paiement de test aboutit ;
- les demandes, commandes et comptes clients ajoutés depuis la sauvegarde seront repris juste avant la bascule, quitte à suspendre brièvement les commandes ;
- les nouvelles boîtes e-mail sont prêtes ;
- le retour arrière reste possible : ancien site intact, anciens réglages DNS notés.
Basculer les DNS
Basculer, c'est modifier la zone DNS pour que votre domaine pointe vers le nouvel hébergement. Les fournisseurs d'accès gardent l'ancienne adresse en mémoire pendant une durée appelée TTL : Google conseille de la ramener à quelques heures au moins une semaine avant.
Changez une seule chose à la fois. Si la zone DNS change de gestionnaire, elle doit être recréée à l'identique et fonctionner avant tout transfert du domaine : l'ancien fournisseur peut supprimer la sienne une fois le domaine parti. Si votre domaine utilise DNSSEC, une protection qui authentifie les réponses de l'annuaire, laissez le nouveau prestataire la désactiver, attendre l'expiration des anciennes informations de sécurité, puis la rétablir : mal enchaînée, cette étape peut rendre le domaine injoignable.
Le jour de la bascule, un matin de semaine plutôt qu'un vendredi soir, faites retirer les protections de la copie de test, comme le demande Google, réactiver les vrais paiements et les notifications, et vérifiez le cadenas HTTPS sur votre adresse. Selon l'Afnic, la mise à jour de tous les annuaires peut prendre plusieurs jours.
Les e-mails : la partie qu'on oublie
Transférer le nom de domaine ne déplace pas le contenu de vos boîtes : les messages restent chez l'ancien fournisseur tant que personne ne les copie. Si la messagerie change, un autre jour que le site :
- Créez les mêmes adresses chez le nouveau fournisseur, avec leurs redirections.
- Faites configurer SPF, DKIM et DMARC, les réglages qui permettent aux destinataires de vérifier l'origine de vos messages.
- Copiez le contenu des anciennes boîtes ; contacts, agendas et archives doivent parfois être transférés à part.
- Modifiez les lignes de messagerie de la zone DNS, appelées MX.
- Faites recopier les messages arrivés dans les anciennes boîtes après la première copie, juste après la bascule puis quelques jours plus tard.
- Reconfigurez téléphones et ordinateurs, puis écrivez-vous depuis une adresse personnelle et répondez.
Garder l'ancien le temps de la transition
Google recommande de n'arrêter l'ancien hébergement que lorsque plus personne ne l'utilise, son robot compris. Fixez la fermeture du site et celle de la messagerie séparément, chacune quand l'ancien service ne reçoit plus ni visites ni e-mails, et faites chiffrer cette coexistence dans le devis.
Comptes Google, données, droits : ce que votre prestataire doit restituer
Votre prestataire détient souvent des accès qui ne se voient pas. Récupérez-les tant qu'il est joignable.
Fiche Google, Search Console, statistiques
- La fiche d'établissement Google. Faites inviter le compte Google de votre entreprise comme propriétaire, puis transférer la propriété principale. Selon l'aide de Google, un nouveau propriétaire attend sept jours avant certaines actions, dont celle-ci : faites envoyer l'invitation dès le début. Voyez aussi comment éviter de perdre sa fiche Google.
- La Search Console, l'outil gratuit qui montre votre présence dans Google. Faites-vous ajouter comme propriétaire, puis validez votre accès par une ligne dans la zone DNS. Un ancien propriétaire peut revalider le sien tant que sa preuve de propriété reste en place : faites-la supprimer. Gardez la vôtre dans la nouvelle zone : votre validation ne vaut que tant que Google la retrouve.
- Les statistiques de visite. Pour Google Analytics, ouvrez un compte au nom de votre entreprise, dont vous êtes administrateur. Si vos statistiques sont dans le compte de l'agence, partagé entre plusieurs clients, faites déplacer votre propriété vers ce compte : ses données de rapport la suivent.
Les données de vos clients
Messages des formulaires, comptes clients, abonnés : si votre prestataire héberge ou traite ces données personnelles pour votre compte, il est votre sous-traitant au sens du RGPD. L'article 28 du RGPD prévoit alors qu'au terme de la prestation, il les supprime ou vous les renvoie, selon votre choix, et détruit les copies, sauf obligation légale de conservation.
Le modèle de clauses de sous-traitance de la CNIL prévoit aussi le renvoi au nouveau sous-traitant que vous désignez, puis une justification écrite de la destruction. Vérifiez les données reçues avant de demander la suppression, et signez avec le nouveau prestataire un contrat conforme à l'article 28.
Code, graphisme, photos : ce que dit votre contrat
Le RGPD ne vous donne aucun droit sur le graphisme, les textes ou le code : cela relève du contrat. L'article L131-3 du Code de la propriété intellectuelle exige que chaque droit cédé soit mentionné séparément, avec un domaine d'exploitation délimité : étendue, destination, lieu et durée. Sans cession écrite, vous n'avez peut-être qu'un droit d'utiliser le site.
Pour chaque photo, demandez la preuve de licence et vérifiez qu'elle couvre l'usage par votre entreprise après votre départ. Réclamez aussi les fichiers sources du logo.
La clause de réversibilité
Selon Entreprendre Service Public, lorsqu'un contrat comporte une clause de réversibilité, le prestataire doit, à son expiration, faciliter la poursuite des services par un nouveau prestataire ou par vous-même, sans discontinuité ni perte d'information. Citez-la dans votre demande ; à défaut, négociez par écrit les éléments remis, leur date et leur prix éventuel.
Si les adresses des pages changent : préserver le référencement
Si vous changez seulement d'hébergement, les adresses de vos pages restent identiques. Si le nouveau prestataire refait le site avec une autre organisation, le guide de Google sur les migrations avec modification des adresses demande :
- une correspondance entre chaque ancienne adresse et la nouvelle ;
- des redirections permanentes côté serveur, dites 301 ou 308 : des renvois automatiques de l'ancienne page vers la nouvelle ;
- leur conservation aussi longtemps que possible, généralement au moins un an ;
- l'envoi du nouveau plan du site, le sitemap, dans la Search Console.
Même bien faite, une migration peut faire varier vos positions : pour un site de taille moyenne, Google parle de quelques semaines ou plus. Faites si possible la passation à l'identique avant la refonte : séparer les opérations facilite le diagnostic en cas de baisse.
Le calendrier d'une passation en 4 à 6 semaines
Notez d'abord quatre dates : l'échéance du contrat actuel, le dernier jour pour notifier sa résiliation, la bascule visée et la fermeture de l'ancien hébergement. Voici un exemple sur six semaines, quand l'ancien prestataire coopère et que le site peut être copié ; une passation simple peut tenir en quatre.
Semaine | Vous | L'ancien prestataire | Le nouveau prestataire |
|---|---|---|---|
1 | Inventaire, lecture du contrat, choix du suivant | — | Examen de l'existant, devis |
2 | Message à l'ancien prestataire | Invitations Google, sauvegarde, export de la zone DNS, code de transfert, TTL réduit | Copie installée sur l'adresse provisoire |
3 | Tests de la copie | Maintien de sa zone DNS, puis acceptation du transfert du domaine | Zone DNS recréée et vérifiée si besoin, puis transfert lancé ; boîtes e-mail préparées |
4 | Feu vert | Ancien site maintenu | Reprise des données récentes, bascule du site, retrait des protections de test |
5 | Tests d'envoi et de réception | Anciennes boîtes maintenues, transfert de la fiche Google | Bascule et copie des e-mails |
6 | Nouveaux mots de passe, retrait des anciens accès | Hébergement maintenu jusqu'à la date convenue | Nouvelle copie des e-mails, suivi dans la Search Console |
Fermeture | Plus aucune visite ni aucun e-mail chez l'ancien | Arrêt du site et de la messagerie, suppression des données confirmée par écrit | — |
Une opposition au transfert d'un .fr peut ajouter 22 jours ; une fois la zone DNS déplacée et vérifiée, elle retarde le transfert, pas la bascule. Si votre contrat finit trop tôt, négociez quelques semaines d'hébergement en plus plutôt que de précipiter la bascule.
Les pièges fréquents
- Faire arrêter les services avant que la reprise soit validée : le site et les e-mails s'arrêtent, que le nouveau soit prêt ou non.
- Changer le titulaire d'un .com avant de le transférer : le verrou de 60 jours peut s'appliquer.
- Recréer la zone DNS de mémoire : une ligne de messagerie oubliée coupe les e-mails, une ligne de validation oubliée peut faire perdre l'accès à la Search Console.
- Oublier les commandes reçues pendant la passation : elles manquent sur le nouveau site.
- Laisser les protections de test ou les paiements en mode test : le site est en ligne, mais absent de Google ou incapable d'encaisser.
- Laisser des accès ouverts : ancien propriétaire de la Search Console, mot de passe partagé, double authentification sur un téléphone qui n'est pas le vôtre.
Changer de prestataire site internet : choisir le suivant et écrire son contrat
Le suivant ne se choisit pas sur le seul prix d'un site neuf : il doit d'abord vous dire ce qu'il peut reprendre.
Reprendre, corriger ou refaire
Changer de prestataire web ne vous oblige pas à refaire le site. Demandez au repreneur trois conclusions distinctes : ce qui peut rester en place, ce qui doit être corrigé pour assurer la continuité, et ce qui justifierait une refonte. Faites-les chiffrer séparément, en ajoutant les lignes que l'on oublie :
- les frais de sortie éventuels de l'ancien contrat ;
- la reprise du site et de ses données ;
- la messagerie et les licences à racheter ;
- la coexistence des deux hébergements et le suivi après la bascule.
Les autres critères de choix figurent dans nos questions à poser avant de signer un devis de site internet.
Ce qu'il faut écrire dans le contrat du prestataire suivant
Le meilleur moment pour préparer votre prochain départ est la signature du prochain contrat. Ces clauses décrivent simplement ce qui vous appartient. Faites préciser :
- Le nom de domaine est au nom de votre entreprise, et son code de transfert vous est remis sur demande, dans un délai écrit.
- Les comptes (hébergement, fiche Google, Search Console, statistiques) appartiennent à l'entreprise ; le prestataire y est invité.
- Un compte administrateur du site vous est remis à la livraison.
- Les droits sur le graphisme, les textes et les développements réalisés pour vous sont cédés par écrit, et les photos listées avec leur licence.
- La réversibilité : ce qui vous sera remis au départ (sauvegarde complète, export de la zone DNS, liste des comptes et licences), sous quel délai, à quel prix, sans coupure avant la date de fin.
- Les sauvegardes : fréquence, durée de conservation, et une copie que vous pouvez télécharger.
- Les données personnelles : les mentions de l'article 28 du RGPD, dont le sort des données en fin de contrat.
- La sortie : durée d'engagement, reconduction, préavis et frais éventuels.
Chez ConsilioWEB, la page de l'offre site vitrine l'écrit en toutes lettres : « Le site vous appartient : vous partez quand vous voulez, avec votre site et votre nom de domaine. » Si votre site actuel vous convient et que vous cherchez seulement quelqu'un pour l'entretenir, la maintenance WordPress commence à 40 € HT par mois.
Questions fréquentes
Faut-il transférer son nom de domaine quand on change de prestataire ?
Pas toujours. Pour changer d'hébergeur en gardant son domaine, s'il est à votre nom dans un compte que vous contrôlez, il suffit de modifier sa zone DNS. S'il est géré depuis le compte du prestataire, un rattachement à votre compte peut suffire ; le transfert s'impose si vous changez de bureau d'enregistrement.
Mon prestataire peut-il refuser de me donner le code de transfert ?
Si votre entreprise est titulaire, il ne peut pas vous empêcher de l'obtenir : le bureau d'enregistrement doit vous le fournir, sous 5 jours calendaires pour un .com si vous ne pouvez pas le générer vous-même. Si le domaine est au nom du prestataire, la question devient contractuelle : voyez nos guides sur la résiliation et sur le prestataire disparu.
Combien coûte un changement de prestataire ?
Faites distinguer la reprise du site, les corrections indispensables et une éventuelle reconstruction, puis ajoutez frais de sortie, licences, messagerie et coexistence des hébergements. Chez ConsilioWEB, la création d'un site vitrine de 5 pages coûte 700 € HT la première année, nom de domaine et hébergement compris, puis 99 € HT par an ; la reprise d'un site existant se chiffre sur devis.
Vais-je perdre mes e-mails pendant le changement ?
Le risque se maîtrise : créez les nouvelles boîtes et copiez leur contenu avant de modifier les lignes de messagerie, puis recopiez les derniers messages et gardez les anciennes boîtes jusqu'à ce que plus rien n'y arrive. Une ligne DNS incorrecte, une copie incomplète ou une fermeture trop rapide peuvent en revanche interrompre les échanges.
Vais-je perdre mon référencement ?
Conserver les adresses des pages et éviter les interruptions limite les risques, sans garantir des positions inchangées. Le nouveau prestataire doit vérifier que Google accède au site et peut l'indexer, puis suivre les clics et les pages dans la Search Console.
Préparer la passation, c'est déjà choisir le suivant
Retenez trois principes : récupérer ce qui vous appartient pendant que l'ancien prestataire répond, changer une seule chose à la fois, et garder l'ancien en service jusqu'à ce qu'il ne serve plus. Les clauses du contrat suivant vous éviteront de refaire ce travail dans l'urgence.
Vous préparez votre départ et voulez savoir quoi demander à votre prestataire actuel ? Demandez un devis gratuit : réponse sous 48 h ouvrées. ConsilioWEB se déplace depuis Ussel pour rencontrer les entreprises de Haute-Corrèze et travaille à distance partout en France.
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