La presbytie touche tout le monde
Après 45 ans, on agrandit les pages à deux doigts pour lire un numéro de téléphone. Certains sites l’interdisent encore, sans que leur propriétaire le sache.
Collez l’adresse d’une page. En quelques secondes, nous vous disons ce qui empêche certains visiteurs de la lire, de la remplir ou de vous contacter — en français courant, sans jargon technique.

Un site inaccessible ne se voit pas depuis votre écran. Il se voit dans les appels que vous ne recevez pas.
Après 45 ans, on agrandit les pages à deux doigts pour lire un numéro de téléphone. Certains sites l’interdisent encore, sans que leur propriétaire le sache.
Quand les cases d’un formulaire n’ont pas d’étiquette, une personne qui utilise un lecteur d’écran entend « zone de saisie » et referme l’onglet. Vous ne saurez jamais qu’elle est passée.
Décrire ses images, structurer ses titres, nommer ses liens : ce sont exactement les signaux qu’un moteur de recherche cherche. Vous corrigez pour vos visiteurs, vous gagnez en référencement.
Une douzaine de points, choisis parce qu’ils sont fréquents, réellement gênants, et vérifiables sans ouvrir votre site dans un navigateur.
Cet outil lit le code envoyé par votre serveur. Il n’ouvre pas votre site dans un navigateur et n’exécute pas votre JavaScript. Il ne peut donc pas mesurer le contraste réel de vos couleurs, ni la navigation au clavier, ni ce que votre site construit après l’ouverture de la page. Un résultat sans erreur ne vaut ni audit, ni conformité RGAA, ni déclaration d’accessibilité.
Deux textes différents circulent, et on les confond souvent. Aucun des deux ne vise « tous les sites internet ».
La loi française de 2005 (article 47) concerne les services publics, les collectivités et les très grandes entreprises, au-delà d’un seuil de chiffre d’affaires réalisé en France. Elle impose la conformité au RGAA et la publication d’une déclaration d’accessibilité. Le seuil exact et la liste des organismes concernés figurent sur le site officiel du RGAA, que nous préférons vous citer plutôt que de reproduire un chiffre ici.
La directive européenne sur l’accessibilité (2019/882), transposée en droit français et applicable depuis le 28 juin 2025, vise des activités précises : notamment le commerce en ligne, les services bancaires aux particuliers, le transport de voyageurs, les livres numériques et les communications électroniques. Les entreprises de moins de dix personnes dont le chiffre d’affaires annuel ou le total du bilan ne dépasse pas deux millions d’euros sont exemptées pour leurs services.
Autrement dit : si vous tenez un site vitrine sans vente en ligne, vous n’entrez a priori dans le champ d’aucun de ces deux textes. Si vous vendez en ligne et que vous dépassez la taille d’une microentreprise, la question mérite d’être posée sérieusement. Dans tous les cas, c’est à vous de le vérifier — et les points que ce test relève excluent de vrais visiteurs, ce qui reste la meilleure raison de les corriger, bien avant la loi.
La plupart des points relevés se corrigent en une matinée. Si vous préférez ne pas y toucher vous-même, envoyez-nous votre rapport : nous vous dirons ce qui se règle vite et ce qui demande vraiment du travail.